Célèbres Peintures
BEAUX-ARTS
HISTOIRE DE L'ART
Les plus anciennes peintures connues à ce jour se trouvent dans la Grotte Chauvet en France et elles ont, d’après la plupart des historiens, environ 32 000 ans. Gravées et peintes avec de l’ocre rouge et un colorant noir, elles représentent surtout des scènes de chasse avec des chevaux, des rhinocéros, des lions, des buffles et des hommes. On trouve d’autres exemples de peinture rupestre partout dans le monde, en France, en Espagne, au Portugal, en Chine, en Australie, etc. De multiples hypothèses ont été avancées quant à la signification de ces peintures. Certains imaginent que les hommes préhistoriques ont peint des animaux pour « attraper » leur âme ou leur esprit afin de les chasser plus facilement. D’autres pensent qu’il s’agit d’une vision animiste et un hommage à la nature environnante. On peut également considérer que ces peintures résultent d’un besoin essentiel et inné d’expression ou bien encore qu’elles sont un moyen de transmission de l’information. Quoi qu’il en soit, il est indéniable que la préhistoire a connu l’émergence de la peinture, une forme d’art qui s’est ensuite diffusée dans le monde entier.
L'art grec et romain sont présentés en exemple de cette courbe de développement. Pour l'art grec, la notion d'art était différente de celle qui est présente dans la civilisation occidentale. En effet, en grec, le mot « art » se disait tekhné, la technique. Les Grecs ne faisaient ainsi aucune différence entre l'artisan et l'artiste ; seul le « faire » semblait avoir son importance. La période archaïque correspond à l'art minoen, mycénien et cycladique ; la période classique à l'apogée de la création attique (le Parthénon à Athènes contemporain des sculptures de Phidias du théâtre d'Aristophane et des philosophes Platon, Socrate...) ; s'ensuit la décadence de la république athénienne et celle concomitante de l'art hellénistique jusqu'à l'invasion romaine. Pour l'art romain, la période archaïque est celle de l'art fruste et austère de la République ; l'art classique correspond à l'apogée de l'Empire ; l'art du Bas-empire (en particulier paléo-chrétien) aux formes simplifiées sera perçu comme une décadence sous les coups de boutoir des invasions barbares. Le tournant de cette perception a lieu avec la publication, en 1901, à Vienne, de l'ouvrage d'Aloïs Riegl, L'art du Bas-Empire romain qui montre que la création artistique qui accompagne la chute de l'Empire romain, ne doit pas être interprétée comme décadence mais comme changement de norme et naissance d'un nouveau paradigme. On notera la concordance entre la publication de cet ouvrage théorique et la pratique artistique de la Sécession viennoise qui s'affranchit alors des canons des Beaux-Arts, quelques années plus tard Kandinsky et Kupka créent les premières œuvres abstraites et Picasso et Braque le cubisme ; comme pour donner raison à Riegl... À partir de là, l'histoire de l'art (jusque là prisonnière du paradigme de la Renaissance : faire « revivre » l'apogée des arts antiques et expliquer quelles sont les conditions esthétiques – mais aussi politiques, économiques – de la création d'un art « classique ») reconnaît la pluralité des normes stylistiques simultanées (d'où aussi, étant donné l'effondrement d'un effort dogmatique et normatif, la multiplication des courants artistiques) et s'attache à constater, répertorier, comparer, expliquer les arts plutôt que l'art.
Dans le domaine artistique, et dans la peinture en particulier, il existe de nombreux mouvements, c'est-à-dire des styles de peinture qui diffèrent soit pour des raisons esthétiques, soit en fonction de la technique picturale utilisée. Un mouvement esthétique - comme le réalisme, le romantisme, l'impressionnisme - peut promouvoir une perception particulière du monde, une manière d'interpréter la réalité, mais aussi correspondre à la manière par laquelle un artiste peintre exprime les émotions. Certains mouvements sont étroitement associés à des techniques spécifiques, tel que le pointillisme, alors que d'autres regrouperont des techniques variés. En adoptant une manière de peindre ou d'appliquer la couleur, en fonction du choix des textures, des perspectives, ou la manière dont sont perçues les formes et les idées, l'artiste établit un ensemble de « règles ». Si d'autres artistes adoptent ces règles pour eux-mêmes, leur peinture s'inspire de ce « modèle » ce qui peu à peu fait naître un mouvement.
L’ACADÉMISME
L’Académisme est le style officiel du XIXe siècle. A l’origine, il définit l’enseignement dispensé dans les académies d’art créés à partir de la Renaissance. Le style académique est fondé sur la tradition esthétique de la Renaissance émanant de l’étude approfondie, dite académique, du corps humain. Rigueur, idéalisation, perfectionnisme et puritanisme vont figer l’élan créateur et l’imagination. En effet, l’école des Beaux-Arts, le prix de Rome et le Salon officiel encouragent une représentation codifiée. Les sujets nobles, illustration de l’histoire nationale et antique ainsi que la mythologie sont de mise jusqu’à l’Empire. Les sujets littéraires et pittoresques sont encouragés au Second Empire.
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LÉ IMPRESSIONNISME
va voir le jour en France, entre 1860 et 1890. Cette évolution ne constitue pas un mouvement isolé, l'art pictural indépendant évoluant partout dans l'Europe de cette 2ième moitié du XIXème siècle vers une peinture plus rapide et plus contemporaine, correspondant à un monde où le progrès s'accélère, et où les modes de vie évoluent rapidement. Des peintres qui s'appelleront, selon le contexte et les années, "Indépendants", Intransigeants" ou "Groupe des Batignolles", puis "Impressionistes", vont mener un combat, commencé par Manet en 1860, contre la poussière d'un art d'atelier vieilli, aux conventions trop solidement établies, pour faire admettre et reconnaître une nouvelle peinture réaliste contemporaine rejetant définitivement la recherche chère aux classiques d'un beau idéal et d'une essence éternelle des choses. .
RENAISSANCE
est souvent considérée comme l’âge d'or de la peinture s’étendant du XIVe au XVIIe siècle. En Italie, des artistes comme Paolo Uccello, Fra Angelico, Masaccio, Piero della Francesca, Andrea Mantegna, Filippo Lippi, Giorgione, Le Tintoret, Sandro Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, Giovanni Bellini et Titien ont porté la peinture à son plus haut niveau par l’utilisation de la perspective, l’étude de l’anatomie humaine et la proportion, et par une amélioration sans précédent des techniques picturales. Les peintres flamands, hollandais et allemands de la Renaissance tels que Hans Holbein le Jeune, Albrecht Dürer, Lucas Cranach, Matthias Grünewald, Jérôme Bosch ou Pieter Bruegel l'Ancien avaient une approche différente de leurs collègues italiens, plus réaliste et moins idéalisée. L’adoption de la peinture à l'huile dont l’invention est traditionnellement, mais indûment, attribuée à Jan van Eyck, a rendu possible une peinture facilitant la représentation de la réalité. À la différence des Italiens, dont le travail était fortement marqué par l’art de la Grèce et de la Rome antiques, les peintres du Nord étaient imprégnés du style de la sculpture et enluminures du Moyen Âge. Portait de Thomas More par Hans Holbein le Jeune (1527)La peinture de la Renaissance reflète la révolution des idées et de la science (astronomie, géographie), la réforme protestante et l’invention de l’imprimerie. Albrecht Dürer, qui est considéré comme l’un des plus grands imprimeurs, indiquait que les peintres ne sont pas seulement des artisans mais aussi des penseurs. Avec le développement de la peinture sur chevalet pendant la Renaissance, la peinture a gagné en indépendance par rapport à l’architecture. Les artistes ne représentaient plus uniquement des images religieuses et traditionnelles, mais ils ont inclus dans leurs peintures des représentations du monde qui les entourait ou des images produits de leurs propres imaginations. Peinture d’El GrecoAux XVe et XVIe siècles, les peintures sur bois, qui pouvaient être accrochées aux murs et être déplacées à volonté, sont devenues de plus en plus populaires tant pour les églises que les maisons privées. Ces peintures plus mobiles ont peu à peu supplanté la peinture murale ou la fresque qui est intégrée à une structure permanente, comme les retables. La Haute Renaissance a vu apparaître un art stylisé connu sous le nom de maniérisme. Au lieu des compositions équilibrées et d’une approche raisonnée de la perspective qui caractérisaient l’art à l’aube du XVIe siècle, les maniéristes recherchaient l’instabilité, l’artifice et le doute. Les visages et les gestes figés des peintures de Piero della Francesca et les vierges calmes de Raphaël ont été remplacés par les expressions préoccupées de Pontormo et l’intensité émotive d’El Greco
LE REALISME
est un terme utilisé pour la première fois par Gustave Courbet en 1855. Il reste l’artiste majeur de ce style né après la révolution de 1848, en France puis qui s’étendra sur toute l’Europe jusqu’à la Russie pendant la deuxième moitié du XIXe. Les thèmes et leur traitement seront jugés vulgaires et dénigrés par le milieu de l’art officiel du Second Empire. Le réalisme vient en opposition au formalisme académique et rejette l’inspiration imaginaire du romantisme.
